Oralités décoloniales

Projet mené en 2020 et 2021

Michel Verbeek (artiste de la parole, formateur, animateur Point culture)
Alice Martinache (comédienne, auteure, metteuse en scène)
Nadège Ouedraogo (comédienne)
Thierry Duirat (chorégraphe, éthymologue)
Anne Valletta (illustratrice)
Fidèle Anato (artiste de la parole, directeur du village Adjrou’houe-Bénin)
Maxime Zouffon (artistes de la parole)
Apollinaire Djouomo (artiste de la parole)
Aline Bosuma (anthropologue)
Audrey Boucksom (consultante et doctorante en Histoire de l’art de l’Afrique) 

Thématique

La décolonisation au travers de trois axes ; la notion des privilèges, l’histoire coloniale au Congo via la diffusion de trois extraits de films de propagande coloniale et le racisme au quotidien

Les partenaires du projet

Le Gaffi asbl – (ateliers) 
Bruxelles nous appartient (création sonore) 
Point culture (diffusion IFC) 
Contes en balade  
Radio Campus 

Objectifs

  • Mieux repérer les signes les plus insidieux de la formation des stéréotypes et des préjugés racistes.
  • L’axe du sensible, de l’analytique et l’axe réflexif au service d’un débat constructif et enrichissant sur la question des images coloniales et de la lutte contre les stéréotypes racistes.
  • Le cinéma de propagande comme outil de décryptage de l’imaginaire collectif.
  • Le cinéma de propagande comme outil de déconstruction de la mythologie coloniale.
  • Développement du regard critique sur la situation actuelle afin d’amener à une décolonisation des images mentales.
  • Le langage au service d’une analyse critique du langage « raciste » hérité du colonialisme et véhiculé au quotidien.
  • Le sensible comme outil de décryptage du quotidien et de ce qu’il recèle de racisme et de stéréotypes sur l’Autre, sur les « Noirs » et les « Blancs ».

On se réinvente pendant la crise sanitaire

Si une des facettes de l’outil a pu être réalisée en 2020 (en août 2020), la situation de second confinement à partir d’octobre 2020 n’a pas permis la réalisation des 6 ateliers prévus de commun accord avec le Gaffi à partir de novembre 2020 et jusqu’à à février 2021 pour la partie évaluation 

Ainsi, les ateliers avec le Gaffi ont été reportés et ont eu lieu en janvier, février et mars 2021, selon la méthodologie de départ. La première facette de l’outil-atelier a été réalisée grâce à la participation active et engagée des participants.es du Gaffi et au soutien convaincu de l’asbl. 

La matière sonore a pu servir à la réalisation de la seconde facette de l’outil, depuis disponible. 

En raison des bouleversements liés aux mesures covid, et des contraintes qui ont pesé sur secteur culturel dans son ensemble, l’organisation de l’événement prévu au départ en présentiel en mars 2021 n’a pas pu se tenir. 

Nous avons maintenu le rendez-vous prévu en malgré tout mais sous une forme innovante et originale.

Tout le contenu a été revisité afin de permettre aux personnes qui désiraient profiter de l’outil créé en amont, de le découvrir, de l’expérimenter et cela en l’augmentant de plusieurs manières. Nous avons appelé cet événement "Décolonisons nos idées".

Ainsi une équipe a été mise sur pied, comprenant, un chorégraphe, scénographe et éthymologue (Thierry Duirat), des artistes intervenants.es dans la conception de l’outil-atelier au Gaffi (Michel Verbeek) et une partie de l’équipe du Théâtre de la parole. 

Cette équipe a conçu un modèle « hybride » pour la visio-conférence en alliant différentes matières explorées jusque-là, et en faisant se mêler plusieurs vecteurs artistiques : diffusion images (cinéma de propagande colonialiste Congo), diffusion sonore (seconde facette de l’outil réalisé au Gaffi), interventions  de type « exposés » avec Aline Bosuma et Audrey Boucksom, interventions artistiques en direct avec lectures, récits, prestations dansées et chantées (Nadège Ouedraogo, Apollinaire Djouomo, Fidèle Anato et Maxime Zouffon en direct du Bénin), travail de réflexion en sous-groupe, mise en commun, réalisation en direct de trois maquettes illustrées à partir des échanges (Thierry Duirat et Anne Valleta) 

Plusieurs personnes (12 participants.es) étaient présents.es pour la journée qui a débuté à 10h.  

Les réflexions, l’analyse et le sens critique appuyé par des expériences vécues ont permis de nourrir plus encore l’outil de base réalisé avec le Gaffi. Une participante du Gaffi était d’ailleurs présente. 

Pour plus de détails sur le déroulement de la journée et ce qui en est ressorti, n'hésitez pas à aller consulter notre article de blog dédié à celui-ci.

Support

Pistes d'utilisation

L’outil présenté a été réalisé dans le cadre des missions d’Education permanente. 

Ces pistes d’utilisation/pédagogiques ne sont que des propositions, chaque utilisateur.trice est invité.e à se saisir de l’outil comme il.elle l’entendra dans le respect de la dimension initiale et sans en détourner le propos. 

Cet outil, composé de trois dimensions (un atelier participatif en présentiel ou en version visio conférence interactive, une création sonore et trois maquettes illustrées) est le résultat d’une création collective à partir des échanges réalisés auprès de différents publics dans différents lieux et d’âge, de milieux sociaux, d’origine et professionnels divers. 

Utilisation première  

L’écoute de la création sonore réalisée par Bruxelles nous appartient peut s’écouter seule, en individuel ou en collectif. Elle comprend les échanges actifs d’acteurs.trices sociaux tout au long du travail de réflexion mené au Gaffi, ainsi que les réflexions des artistes intervenants dans le processus réflexif.  

C’est une façon sensible d’ouvrir à la dimension de la décolonisation pour débuter un travail de réflexion, d’analyse critique ou de création d’un support autre à partir du sujet 

Utilisation seconde 

Trois maquettes illustrées permettent de mener un atelier sur : 

  • Les privilèges : De quoi parle-t-on exactement ? Quels sont mes privilèges (emplois, famille, niveau social, accès aux énergies, au milieu professionnel, scolaire, loisirs, culture, ..). De quel endroit parle-t-on ? 
  • La Belgique et son histoire coloniale au Congo : quelles représentations en ai-je ? Qu’est-ce que je connais de cette histoire ? Que m’a ton enseigné à propos ?  
  • Le Racisme au quotidien : Quels sont les exemples dans mon quotidien ? A travers le langage, le mien et ceux de mon entourage ?Ai-je déjà été victime de racisme ? Si oui, où ? par qui ? Comment ? 

Ces maquettes peuvent servir de discussion large sur les trois sujets, ou bien être donné à voir après avoir abordé les trois sujets pour confronter. 

Par exemple, sur la maquette Agenda le mot Blackface est inscrit ... Que révèle-t-il ? Quel sens lui donner ? Est-ce que cela évoque un souvenir, une histoire, un fait divers, une référence culturelle ? 

Utilisation troisième 

Organisation d’une journée type à partir de la méthodologie du Théâtre de la parole et avec la participation des artistes du projet, pour tous les publics en présentiel ou en visio-conférence  

Diffusion

  • Nous avons diffusé l'outil lors de l'événement de mars 2021: "décolonisons nos idées"
  • Le projet a été retenu pour l'appel à projet organisé par l'IFC à destination des enseignants.es de la Communauté française en partenariat avec Point culture.
  • Nous avons présenté l’outil lors d’une interview en juillet 2020 sur Radio Campus, en présence d’Apollinaire Djouomo et de Nadège Ouedraogo 
  • La création sonore a été diffusée sur Radio Panik par le biais de l’asbl Bruxelles nous appartient.
  • Par ailleurs, le Théâtre de la parole a assuré la diffusion : 
    • via son site  
    • Par Kaléidoscope - FWB 
    • Par le « bouche à oreille » et le contact direct avec les acteurs sociaux, le public qui fréquente le Théâtre de la parole, les relations professionnelles dans le milieu social et artistique 

Contact

Animation, formation et accompagnement ainsi que mise en place d’un évènement – Magali Mineur –magali.mineur@theatredelaparole.be


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