Description
Accès libre.
L’Aube d’une Nouvelle Humanité
Poétique de l’esthétique et marronisme contemporain
Femme au cœur du métissage, ancrage du monde.
Evita est une femme, dont la création prend sa source dans l’intimité sacrée d’une matrice qui de par sa nature première, accueille la mémoire et offre la vie. Cette matrice est un creuset, source de renaissance des histoires oubliées, car chaque souffle qu’elle libère est issu de la vie des ancêtres, transmises de génération en génération. Evita est actrice et passeuse de la mémoire de l’histoire, par la transmission, qui lie le monde, élan vital entre ombre et liberté.
Au commencement était le voyage, cette faille originelle dans l’océan, cet arrachement des corps et des mémoires.
De la cale obscure est né le marronnage.
C’est dans la traversée des nuits, dans la rupture de l’ombre, sourd secret de la mer et des forêts, que la lumière d’une nouvelle conscience fut.
Le marronisme contemporain s’enracine dans ces nuits créatrices. Matrice obscure et sacrée où palpite la synthèse vivante et vibrante, des multiples racines de l’espèce humaine.
C’est au cœur de ce terreau que s’enlacent les voix, souffle de la poétique du métissage.
Le voyage en couleur d’ Evita n’est pas une simple traversée chromatique, c’est un acte de résistance par l’esthétique.
Chaque fresque, chaque tableau se déploie comme une maquette de réflexion, un espace où la pensée prend corps et forme. À travers ce parcours donné à voir, la création s’avance au cœur des ombres et des silences de l’histoire coloniale et esclavagiste.
Dans le creuset de la toile, les stigmates du passé se consument et s’alchimisent, faisant jaillir de la cendre une force souveraine et féconde, prête à ensemencer le présent.
Au centre de cette démarche se déploie la réalité intime et historique d’un métissage, que le contexte colonial a voulu théoriser comme une division, orchestrée par le prisme du colorisme et du racisme. Ce système a érigé la règle de la « goutte de sang noir », décrétant qu’une seule infime part d’ascendance suffisait à assigner un être tout entier au statut de « Nègre », enfermant le destin des hommes dans une simple logique dévalorisante d’identité de couleur de peau.
Evita dans son voyage en couleur s’empare de la règle de la goutte de sang noir non plus comme une exclusion, mais comme l’axe de ma propre affirmation. En choisissant de s’incarner noire sur la toile, cette couleur devient le lieu d’une présence souveraine qui se libère des grilles du passé, pour s’ouvrir vers une toute autre vision du monde, là où la création est précisément l’espace où le morcellement prend fin. Dans ce processus d’émergence, le syncrétisme devient un espace sacré, la connaissance de soi et de l’histoire qui explore un nouveau rapport au monde.
Ce qui s’en dégage est un souffle à la fois social, politique, culturel et poétique. Ce voyage chromatique se déploie alors comme une reconquête de notre propre humanité, en dialogue avec l’humanité tout entière. À travers l’échelle monumentale des œuvres, le spectateur n’est plus un simple témoin, il est invité à devenir à son tour un acteur souverain de notre monde.
Accès libre.
Gratuit
Chaque fresque, chaque tableau se déploie comme une maquette de réflexion, un espace où la pensée prend corps et forme. À travers ce parcours donné à voir, la création s’avance au cœur des ombres et des silences de l’histoire coloniale et esclavagiste.
La Maison du Prieur
Galerie
Rez-de-chaussée
Rue du Rouge-Cloître 8, 1160 Auderghem
Réservation : info@theatredelaparole.be ou 02 736 69 50
Accès libre.
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