Journée 2

Jeudi 27 janvier – Obéir? Désobéir? 

Diogène vivait quasi nu, dans un tonneau, il se masturbait sur la place publique, et critiquait haut et fort le roi Alexandre. Il a désobéit aux conventions sociales. Antigone est allée contre l’interdiction du roi Créon d’enterrer son frère comme il se devait, remettant en cause le principe même de la légitimité royale. Elle a désobéit en le payant de sa vie… L’enfant, lui n’est-il pas le symbole même de l’obéissance due à des parents soucieux de son bien être ? Et qu’en est-il de l’obéissance « aveugle » du soldat face au gradé lui-même soumis à une hiérarchie, l’entraînant à commettre le pire, pris dans la glue de l’inertie collective ? Et nous, quand obéissons nous ? A quoi et surtout comment ? Et quand devons-nous désobéir et pourquoi ? Quelle est la différence entre la soumission, le conformisme de tradition et quelle différence y a-t-il entre la révolte, la résistance, la réforme, la rébellion ? La situation que nous vivons aujourd’hui entraîne perte de liberté et mesures extrêmes… nous pensons qu’il est plus que temps de nous poser ces questions avec vous et à travers la création artistique, dans toute sa puissance imaginaire, seule capable de nous permettre de faire face à la réalité, de préserver le « soi » public, notre intimité politique.

 

Il est en nous, puissance de jugement, capacité de penser, faculté critique. C’est depuis ce point en nous que sourd le refus des évidences consensuelles, des conformismes sociaux, du prêt-à-penser. » (1)

 

Obéir? Désobéir? 

Programme de la journée

11h30-13h00 : Accueil avec possibilité de petite restauration et Visites guidées des expositions 

13h30-15h30 : Atelier participatif par Timotéo Sergoï- Affiches Interdites  - COMPLET

Deux heures pour dire sa volonté de désobéir. Deux heures pour graver cette révolte dans quelques centimètres carrés de linoléum en une seule phrase, l'imprimer, en faire une affichette et la coller quelque part dans l'espace public. Deux heures, oui, pour passer à la pratique. Dis-nous ta révolte et écris-la sur les murs.

16h00-18h00 : Rencontre dialoguée - Les associations sont-elles trop obéissantes?

Intervention de Mathieu Bietlot (Collectif 21), philosophe épaulée par Esther Claerbout (dernière année de master philosophie)

« Ne jamais cesser de penser », une manière d’amorcer la résistance. Et si, avant même d’évoquer la désobéissance, nous pensions de façon collective aux raisons pour lesquelles, en tant qu’associations, nous obéissons ?

Agir, pour une association, implique de se conformer. A des réglementations, des arrêtés, des modes de fonctionnement. L’énergie dépensée à satisfaire ces conformités les transforme en contraintes. Et la contrainte devenue routine porte le poids d’une obéissance qui semble ne plus résulter d’un choix. Quel espace reste-t-il aux associations, plongées entre justifications et évaluations, pour questionner leur engagement dans ce qui les structure ? A qui obéissons-nous ? Pourquoi ? Ne sommes-nous pas  parfois dans la servitude volontaire ou l'autocensure? Contre quoi nous retenons-nous de désobéir ? Qu'est-ce qui nous en empêche? De quoi avons-nous peur? Qu'avons-nous à perdre?

Partir du point de vue associatif pour aborder la désobéissance ancre cette question dans des expériences concrètes, mettant sur le devant de la scène l’absurdité d’une situation sanitaire qui révèle l’impossibilité de consentir silencieusement.

Une rencontre dialoguée pour discuter autour du cadre établi. Peut-être tenter de l’imaginer autrement…

Le Collectif21 regroupe temporairement et sympathiquement des associations désireuses de réfléchir à l'histoire et l'avenir du fait associatif, à l'occasion du centenaire de la loi sur les asbl. Il vise à mettre en valeur et en perspective une dynamique associative au service du bien commun et porteuse de transformations sociales. Il interroge notamment les rapports des associations aux pouvoirs publics, à la tendance à la managérialisation et à la marchandisation qui s'imposent partout aujourd'hui. Les associations n'y sont-elles pas un peu trop obéissantes, au détriment de leurs valeurs et missions? 

PAF : entrée gratuite

18h00 : Visite guidée des expositions et petite restauration 

19h00 : Le chœur des femmes (spectacle – outil pédagogique) - COMPLET

Public : +12 ans 

C’est l’histoire d’un parcours initiatique. Celui de Jean Atwood. Jean est en fin de formation en chirurgie gynécologique. Et voilà que son patron l’envoie passer un stage de 6 mois dans un service de première ligne appelé « Médecine de la femme » (MLF, ça ne s’invente pas). Pour couronner le tout, ce service est tenu par Franz Karma qui n’est même pas gynécologue, surnommé « Barbe Bleue ». Jean enrage ! Ce qui intéresse Jean, c’est faire de la dentelle au bloc, pas entendre les femmes geindre à longueur de journée !

Tous les ingrédients pour une rencontre explosive étant réunis, vous n’avez plus qu’à vous installer confortablement et savourer le spectacle !

Martin Winckler ne mâche pas ses mots et affirme ses convictions de manière tranchée. Son roman est un plaidoyer engagé pour une médecine humaine où le.a patient.e est considéré.e comme un.e partenaire à part entière. Il questionne la relation humaine et le nécessaire apprentissage qui donne sa vraie place à l’Autre.

 Artistes de la parole Christine Andrien, Nina Eeklaer et Patrick Fery

D’après le roman de Martin Winckler, adaptation Patrick Fery

Sous le regard d’Italia Gaeta

Outil pédagogique : spectacle + livrets pédagogiques 

Avec le soutien du Service public francophone bruxellois, de la Fédération Wallonie-Bruxelles (Service des Arts de la Scène) & de la Commune d’Auderghem

 

 

 

Journée 2

4,00 12,40 

Quand obéissons nous ? A quoi et surtout comment ? Et quand devons-nous désobéir et pourquoi ?

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UGS : ND Catégorie :

Au Théâtre de la parole, rue du Rouge-Cloître 7d, 1160 Auderghem

Description

Obéir? Désobéir? 

Programme de la journée

11h30-13h00 : Accueil avec possibilité de petite restauration et Visites guidées des expositions 

13h30-15h30 : Atelier participatif par Timotéo Sergoï- Affiches Interdites  – COMPLET

Deux heures pour dire sa volonté de désobéir. Deux heures pour graver cette révolte dans quelques centimètres carrés de linoléum en une seule phrase, l’imprimer, en faire une affichette et la coller quelque part dans l’espace public. Deux heures, oui, pour passer à la pratique. Dis-nous ta révolte et écris-la sur les murs.

16h00-18h00 : Rencontre dialoguée – Les associations sont-elles trop obéissantes?

Intervention de Mathieu Bietlot (Collectif 21), philosophe épaulée par Esther Claerbout (dernière année de master philosophie)

« Ne jamais cesser de penser », une manière d’amorcer la résistance. Et si, avant même d’évoquer la désobéissance, nous pensions de façon collective aux raisons pour lesquelles, en tant qu’associations, nous obéissons ?

Agir, pour une association, implique de se conformer. A des réglementations, des arrêtés, des modes de fonctionnement. L’énergie dépensée à satisfaire ces conformités les transforme en contraintes. Et la contrainte devenue routine porte le poids d’une obéissance qui semble ne plus résulter d’un choix. Quel espace reste-t-il aux associations, plongées entre justifications et évaluations, pour questionner leur engagement dans ce qui les structure ? A qui obéissons-nous ? Pourquoi ? Ne sommes-nous pas  parfois dans la servitude volontaire ou l’autocensure? Contre quoi nous retenons-nous de désobéir ? Qu’est-ce qui nous en empêche? De quoi avons-nous peur? Qu’avons-nous à perdre?

Partir du point de vue associatif pour aborder la désobéissance ancre cette question dans des expériences concrètes, mettant sur le devant de la scène l’absurdité d’une situation sanitaire qui révèle l’impossibilité de consentir silencieusement.

Une rencontre dialoguée pour discuter autour du cadre établi. Peut-être tenter de l’imaginer autrement…

Le Collectif21 regroupe temporairement et sympathiquement des associations désireuses de réfléchir à l’histoire et l’avenir du fait associatif, à l’occasion du centenaire de la loi sur les asbl. Il vise à mettre en valeur et en perspective une dynamique associative au service du bien commun et porteuse de transformations sociales. Il interroge notamment les rapports des associations aux pouvoirs publics, à la tendance à la managérialisation et à la marchandisation qui s’imposent partout aujourd’hui. Les associations n’y sont-elles pas un peu trop obéissantes, au détriment de leurs valeurs et missions? 

PAF : entrée gratuite

18h00 : Visite guidée des expositions et petite restauration 

19h00 : Le chœur des femmes (spectacle – outil pédagogique) – COMPLET

Public : +12 ans 

C’est l’histoire d’un parcours initiatique. Celui de Jean Atwood. Jean est en fin de formation en chirurgie gynécologique. Et voilà que son patron l’envoie passer un stage de 6 mois dans un service de première ligne appelé « Médecine de la femme » (MLF, ça ne s’invente pas). Pour couronner le tout, ce service est tenu par Franz Karma qui n’est même pas gynécologue, surnommé « Barbe Bleue ». Jean enrage ! Ce qui intéresse Jean, c’est faire de la dentelle au bloc, pas entendre les femmes geindre à longueur de journée !

Tous les ingrédients pour une rencontre explosive étant réunis, vous n’avez plus qu’à vous installer confortablement et savourer le spectacle !

Martin Winckler ne mâche pas ses mots et affirme ses convictions de manière tranchée. Son roman est un plaidoyer engagé pour une médecine humaine où le.a patient.e est considéré.e comme un.e partenaire à part entière. Il questionne la relation humaine et le nécessaire apprentissage qui donne sa vraie place à l’Autre.

 Artistes de la parole Christine Andrien, Nina Eeklaer et Patrick Fery

D’après le roman de Martin Winckler, adaptation Patrick Fery

Sous le regard d’Italia Gaeta

Outil pédagogique : spectacle + livrets pédagogiques 

Avec le soutien du Service public francophone bruxellois, de la Fédération Wallonie-Bruxelles (Service des Arts de la Scène) & de la Commune d’Auderghem

 

 

 

Informations complémentaires

Tarifs

Adultes, Enfants, étudiants, Réduit (seniors, chômeurs, artistes, habitants d'Auderghem), Association

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