Formations thématiques

Essentiellement axée sur la pratique, la pédagogie développée au sein de l’École internationale du Conte met en place les rapports entre écriture et oralité, en explorant la particularité de la langue parlée et les différences fondamentales qui la séparent de l’écriture.

Les formations thématiques de l’Ecole internationale du conte sont accessibles à tous ceux qui s’intéressent à ces aspects spécifiques : les métamorphoses du conte, la symbolique…

Découvrez les différents modules :

DATES : du 2 au 5 novembre 2020
PAR Alberto Garcia
TARIF : 240 euros

PROGRAMME DÉTAILLÉ :
Le conte, lorsqu’il est raconté, est entouré de gestes, de mouvements, de rythmes. Le conteur ne joue donc pas seulement avec les mots, mais avec l’air et l’espace.

L’atelier d’Alberto Gracia est basé sur l’analyse du mouvement et du geste comme prolongation de la parole (les gestes, le rythme, les déplacements, etc.). Il s’agit aussi de détecter ses autres mouvements qui dérangent, et peuvent même contredire le propos. Au-delà des règles et des méthodes, les participants vont à la recherche de leur propre univers gestuel.

Dans n’importe quel conte, les mots ne sont que la pointe d’un iceberg qui cache tout un monde de gestes, des intentions, des états. Selon Albert Mehrabian (Decoding of Inconsistent Communications » et « Inference of Attitudes from Nonverbal Communication in Two Channels) : le champ de l’expression non verbale représenterait plus de 90 % du message, de sa perception, de ce qui va être véhiculé ou retenu. Il arrive à la conclusion que 7% de la communication est verbale (par la signification des mots), 38% de la communication est vocale (intonation et son de la voix) et 55% de la communication est visuelle (expressions du visage et langage corporel).

Alberto Garcia propose des exercices sur les émotions et les états (l’amour, la peur, le pouvoir, la vanité, la jalousie) pour détecter quels sont les gestes qui vont nous permettre de les mettre en valeur. D’autres exercices ont pour cible l’occupation de l’espace et la présence du conteur.

INFOS PRATIQUES :
Les stagiaires auront des vêtements permettant de bouger aisément, et un conte ou extrait de conte à raconter, et qui de préférence pose problème.

DATES : les 5 et 6 décembre 2020 et 9 et 10 janvier 2021
PAR Thierry Duirat
TARIF : 240 euros

PROGRAMME DÉTAILLÉ :
2 weekends pour s’ancrer dans le corps, le souffle, la voix. 4 jours pour jouer, totalement. Investir et investiguer le jeu. L’être en jeu avant l’être en représentation. Une pratique de l’écoute et de la disponibilité : en mouvement, avec ce qui est là. Rien que ça. Une pratique naturelle qui demande parfois du temps pour être retrouvée – et un espace collectif bienveillant – pour (re)trouver une connexion, un laisser-faire une autorisation, une disponibilité.

Rien de psychologique dans cette pratique. Rien de personnel. Pas d’analyse. Juste des jeux organiques – toujours sous la forme d’invitation – à goûter, à laisser respirer, à ne pas prévoir, à rester ouvert, ne serait-ce qu’en sentant qu’on est en train de se (re)fermer, se raidir etc.

Concrètement, après un éveil des sens, un échauffement du corps (physique d’abord), les journées sont construites sur une série de variations de mises en mouvement qui mettent l’accent (le focus, l’écoute) à différents endroits (l’autre, le groupe, l’espace, ses sensations, son intention etc.).

L’objet est de laisser circuler (quelque soit le code de jeu ! l’esthétique ! le texte ou l’improvisation ! Peu importe la technique mise en pratique, c’est l’usage de la technique qu’on interroge et expérimente ici. Pour éviter de l’utiliser avec une forme de contrôle. Le contrôle « contre-rola » c’est ce qui va contre ce qui tourne. Pour laisser circuler, il est important d’apprendre à perdre le contrôle, à distinguer la maîtrise du contrôle, à passer du contrôle à la maîtrise. Et maître en grec se disait « authenta », ça a donné le mot authentique.

4 jours pour retrouver la pratique individuelle de l’accueil (du dedans et du dehors) de ce qui est perçu. Pour retrouver à la fois un ancrage en soi-même, et une ouverture des vannes (à ce qui vient du dedans et du dehors)… pour laisser passer l’énergie, la canaliser, la laisser vibrer – dans un souffle, un geste ou une intonation – en restant sur son axe, dans son centre. Comme en danse contact, où pour laisser circuler le mouvement, dans un minimum d’effort, il est nécessaire de trouver son centre et de pratiquer la relation à la gravité. la gravité ne se pratique pas autrement qu’en acceptant la relation, que la terre exerce sur nous. Physiquement, cette acceptation est source d’énergie.

DATES : du 18 au 21 février 2021
PAR Tania Bosak et Manu Lurquin
TARIF : 240 euros

PROGRAMME DÉTAILLÉ :
Tania Bosak est une artiste polyvalente, présente sur la scène internationale depuis plus de 25 ans comme artiste de rue, comédienne, musicienne, productrice. Elle est aussi reconnue pour être Maître-Taketina et a longtemps été la principale assistante du fondateur de cette pratique : Reinhard Flatischler. Son intérêt pour les différentes formes de transes l’a dirigée plus récemment vers l’hypnose Ericksonienne.

Manu Lurquin est batteur et percussionniste polyvalent. Il a participé à de nombreux projets artistiques depuis plus de 25 ans et étudié la batterie, les percussions du monde et le rythme avec de grands maîtres.
Pédagogue expérimenté, Manu donne depuis plus de 10 ans le cours de « Pratique des Rythmes Musicaux du Monde » dans les académies de musique.

En partant de la conscience du corps, Manu et Tania vous invitent à explorer différentes facettes du rythme, pour observer comment il peut influencer et nourrir notre façon de raconter des histoires.
Voix, respiration, mobilité du corps, parole… Tous ces outils au service de l’éveil des possibilités expressives des conteuses et conteurs.

DATES : du 8 au 11 avril 2021
PAR Didier Kowarsky
TARIF : 240 euros

PROGRAMME DÉTAILLÉ :
« Le paysage se pense en moi et je suis sa conscience » Paul CEZANNE

Sans doute les contes sont les rêves de l’humanité : l’expression imagée de son inconscient, ce que l’homme sait du monde et de lui-même. La parole du conteur, nourrie de son expérience consciente et inconsciente, manifeste la réalité. Les contes relatent des faits qu’on peut prendre au pied de la lettre afin de les réaliser.

Si le conteur lui prête son corps, l’histoire se raconte.

Le corps en sait plus que l’intellect et la connaissance est dans l’attention.

OBJECTIFS :
– Parvenir à se livrer à la description de chaque instant d’une histoire dans une attention détendue au corps, à l’espace, à la durée
– S’investir dans l’acte de décrire de telle manière que le geste et le mouvement, l’audace et la clarté surviennent naturellement au service de la narration.

CONTENU :

– Le corps et l’action : affiner la perception des sensations et des impulsions, agir sans délai : travail sur la confiance et la vivacité
– La parole investigatrice : explorer attentivement l’histoire à chaque reprise, comme on visite à nouveau un pays, ses paysages, ses habitants et ses coutumes.
– Le public : comment établir un partenariat et réaliser une histoire à la faveur de la présence des spectateurs ?

MÉTHODES :

– Mise en train collective : le souffle, le mouvement, la présence
– Jeux et exercices de sensibilisation corporelle : attention et précision
– La scène : exploration de l’action
– Présence d’esprit et invention
– Repérage de contes
– Visite de travaux personnels en cours

Les structures et les types de récits, la symbolique, les rituels et les différentes formes d’oralité seront abordés incidemment au cours du travail.

Aucune préparation particulière n’est requise.

en pratique

Inscription aux formations par mail à ecoleduconte@theatredelaparole.be (Attention : L’inscription n’est validée qu’après confirmation du secrétariat et réception du paiement)
Lieu des formations : au Théâtre de la parole