Formation longue

Essentiellement axée sur la pratique, la pédagogie développée au sein de l’École internationale du Conte met en place les rapports entre écriture et oralité, en explorant la particularité de la langue parlée et les différences fondamentales qui la séparent de l’écriture.

Conteur-acteur

La formation longue de conteur-acteur dispensée par le Théâtre de la parole est unique en Europe.

Elle propose un cursus complet spécifique au métier de conteur et à l’art du conte. Elle est portée par une équipe pédagogique et des formateurs internationaux, et envisage une multitude d’aspects tant théoriques que pratiques.

Répartie jusqu’à ce jour sur trois années de formation, elle revêtira une nouvelle forme dès la prochaine rentrée en septembre 2019, afin de permettre à chacun de moduler son parcours au plus près de ses attentes et de ses besoins. 

Conditions d’admission

Un weekend de préparation et un examen d’entrée seront organisés à la prochaine rentrée de septembre 2019, accessibles à celles et ceux qui ont suivi la formation INITIATION.

Pour toute information sur les formations à l’art du conte, contactez nous :

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Programme de la formation

Intitulé Formateurs Durée
Sur la scène, Clap 1
CORPORALITE DU CONTE Magali Mineur, Zazie Prignon, Anne Romain 5 x 3 heures
LES IMAGES DU CONTEUR Odile Burley 2 jours
ORALITE DU CONTE Magali Mineur et/ou Corinne Pire et Michel Verbeek 2 jours
STRUCTURE DE L’HISTOIRE Patrick Fery 1 jour
TRAINING DU CONTEUR/ACTEUR 1 Christine Andrien et/ou Corinne Pire et Michel Verbeek 5 jours
Dans les livres
CONTES ET LECTURE SYMBOLIQUE Patrick Fery 2 jours
REPERTOIRE Monique Michel et Corinne Pire 2 jours
METAMORPHOSES DU CONTE Emmanuelle Saucourt 2 jours
GRANDE CONFERENCE 2020 La force de la parole symbolique « Manger pour cœur » Gigi Bigot 1 jour
MASTERCLASS Gigi Bigot 1 jour
Sur la scène, Clap 2
TRAVAIL DU PERSONNAGE Magali Mineur et Anne Romain 4 jours
TRAINING CONTEUR/ACTEUR 2 Christine Andrien et Patrick Fery 7 jours

Programme détaillé

à venir

Le conteur fait surgir par sa parole et ses gestes un chemin d’images qu’il a nourri de sons, de goûts, de couleurs, de textures. De ses souvenirs, de ses découvertes, de ses rêves, il tisse la matière de sa parole orale.
Le choix précis qu’il en fait lui permet de donner sens et vie à l’histoire. La manière précise dont il agence ses images raconte son point de vue sur l’histoire.

Les exercices porteront sur :
– le réveil de notre mémoire sensorielle
– la découverte de la richesse de nos souvenirs et de la matière qu’ils nous donnent pour nourrir nos images
– ressentir les images de manière physique et laisser l’imaginaire s’incarner dans le corps
– se servir des cinq sens pour nourrir l’écriture orale
– trouver du concret dans les images à travers des sensations
– donner plusieurs versions imagées d’un même moment d’une histoire
– se servir des silences pour faire résonner ses images.

Deux journées pour aborder de manière approfondie le rapport à l’oralité et sa différence fondamentale avec l’écriture.

Comment raconter une histoire que l’on a juste entendue ou lue, qu’en retient-on, que transmet-on ? Comment faire d’un souvenir ou d’un rêve une histoire qui peut être entendue ? Partir d’une photo et créer un récit, raconter une nouvelle en équipe… Autant d’explorations permettant aux apprentis conteurs de dégager l’essentiel de l’accessoire, de faire des choix, des coupures nécessaires à l’oralité, de trouver les ressorts dramatiques, de se passer la parole.

Jouer à trouver ce qui fait son oralité, sa personnalité de conteur.

À partir de la liste événementielle de l’histoire (appelée aussi le squelette de l’histoire), nous aborderons le découpage du récit en chapitres et sous-chapitres d’une part, et les importances relatives d’autre part.
Nous verrons comment ce travail d’enrichissement et de précision de la structure de l’histoire offre un appui essentiel lorsque celle-ci est racontée.
Le pré-requis de cet atelier est d’avoir extrait la liste événementielle du conte qui sera travaillé tout au long de l’atelier training conteur-acteur. Trois semaines avant le jour de l’atelier, chaque participant.e est invité.e à envoyer sa liste événementielle au formateur qui, le cas échéant, proposera des corrections.

Ce training travaille sur trois axes primordiaux de l’art du conteur-acteur : la mémoire, sa transmission à travers le corps, et son énonciation verbale.

Une batterie d’exercice est proposée aux participants pour se plonger dans des territoires intimes, et susciter les sensations, souvenirs, images, odeurs, qui permettront de donner du sens à la transmission des contes de tradition orale. Tous les exercices nourrissent la narration et l’imaginaire de manière ludique, sont prétextes au jeu.

Grâce à la méthodologie mise en place et aux différentes pistes explorées par les participants, chacun pourra découvrir sa propre singularité.

Un atelier pour initier les participants à l’analyse symbolique des contes merveilleux. La méthodologie appliquée permet à chaque participant.e de déceler ce que l’histoire signifie pour lui.elle, tout en respectant la cohérence interne des éléments de l’histoire. Ce travail se fait par la confrontation pratique à l’analyse de contes merveilleux.

à venir

Nous partirons des fondamentaux de la littérature orale pour découvrir ses multiples métamorphoses, qui permettent d’entendre aujourd’hui encore ce répertoire traditionnel. Nous manipulerons les catalogues, riches de versions multiples.
Nous verrons comment, par un travail comparatiste, nous pouvons dégager la trame qui nous permettra de réaliser notre propre version d’un conte.
Nous découvrirons aussi comment établir la « carte » d’un conte, base qui permet de déployer pour chacun sa propre version d’un même conte.
Nous expérimenterons de façon pratique chaque étape de ces métamorphoses: versions écrites – catalogues – trames – versions orales.

Programme :
– le conte de tradition orale, bref historique et aperçu des collectes
– présentation et utilisation des catalogues (classification Aarne-Thompson et Delarue/Tenèze)
– présentation des accès aux sources disponibles
– créer sa version pour constituer son répertoire

Nous invitons cette année Gigi Bigot, conteuse professionnelle incontournable de ces 20 dernières années, qui a participé au renouveau de l’art du conte en France.

Le manger pour cœur (expression réunionnaise)

Gigi Bigot abordera sa recherche sur la parole symbolique : son pouvoir et sa cohabitation avec le langage rationnel.
A quoi ça sert de raconter des histoires ? Le poétique n’est-il qu’évasion du réel ou offre-t-il à celui qui parle une place pour être au monde ?
Peut-on témoigner avec un conte ? Pour y répondre, elle rendra compte de son parcours professionnel mais aussi de son travail au sein du mouvement ATD Quart Monde.
« Cocktail d’humour, de pédagogie, de finesse, de malice et de convivialité, le tout enrobé d’une forte dose de passion ». La République du Centre.
Cette rencontre s’adresse à tous ceux qui pensent qu’on peut vivre « les pieds sur terre et la tête dans les étoiles ». Durée : 1h30

Le Théâtre de la parole invite Gigi Bigot, conteuse professionnelle incontournable de ces 20 dernières années, qui a participé au renouveau de l’art du conte en France, pour une masterclass à destination des professionnels et des amateurs éclairés.
Toutes les informations sur cette masterclass

Un atelier pour affiner la différence entre le narrateur et le personnage, en développant chez chacun sa manière propre de « prendre en charge » un personnage (grâce à un point d’appui physique ou vocal par exemple).
L’atelier aura également pour objectif de travailler sur le sens des dialogues et leur pertinence.

Un atelier pour travailler sur le sens des histoires et sur les émotions : le point de vue, la vie intérieure, et donc les importances relatives et le pourquoi de ce qu’on dit. Se poser constamment la question de la raison pour laquelle on choisit de dire ce que l’on dit nous amène à intérioriser le sens en fonction de nos histoires.

Il sera également proposé aux participant.es de fictionnaliser leurs souvenirs personnels et intimes, de les raconter au « je » narrateur et au « il » personnage, afin de saisir les différences dans le récit qu’imposent ces deux points de vue radicalement différents.